Créée en 2009, La Lunette-Théâtre a la spécificité d'être menée par un auteur-metteur en scène, Thierry Simon, dont les textes, publiés aux Editions Lansman, constituent un des éléments, mais un des éléments seulement des spectacles produits par la compagnie.
Au fil des spectacles s'est en effet constitué un collectif de création à géométrie variable dont le noyau est constant, mais dont l'équipe au plateau est partiellement renouvelée d'une création à l'autre.
Ce collectif de création a abordé, dans les premiers spectacle de la compagnie, une thématique à chaque fois différente, à travers des formes toujours renouvelées, mais s'alimentant l'une après l'autre des langages scéniques expérimentés précédemment.
Soutenue par la DRAC Grand Est, La Région Grand Est, la Ville de Strasbourg et le Conseil départemental du Bas-Rhin, l’Adami, la Spedidam, Artcena.

Le choix de l’Italie, comme espace dramatique de la fiction, est motivé par le fait que la situation politique de ce pays pourrait ressembler à celle que nous pourrions vivre ici, en France, si les forces vives et démocratiques ne se manifestent et ne se rassemblent pas dans quelques mois. C’est donc en quelque sorte un processus de distanciation.
La manière dont l’éco-activisme a été criminalisé, partout en Europe, se heurtant à des intérêts économiques puissants, m’interroge, nous interroge. Comme m’interroge le processus d’instrumentalisation politique de ce type d’actions, qui échappe bien souvent à celles et ceux qui le mette en œuvre. Il ne s’agira donc pas de légitimer ce type d’actions, mais de l’interroger, à un moment où les préoccupations liées à l’écologie semblent se dissoudre dans le flot de l’actualité.
Enfin et surtout, le texte explore les liens d’amitiés, voire au-delà, qui unissent les deux protagonistes principaux, mais aussi toute une galerie de personnages, pris en charge par deux comédiens.

Mais au delà de ce qui pourrait apparaitre comme un huis clos, résonnent, sont mis en tension des enjeux bien plus vastes : place que l’on accorde à l’autre dans un cheminement de création, modalités de domination, d’autant plus efficientes, ici, qu’elles sont insidieuses, larvées.
C’est un microcosme où la présence de l’art apparait comme un pré-texte, comme un révélateur du fonctionnement d’un fragment sociétal décomposé/recomposé. La trajectoire de Paul, artiste plasticien sur le déclin, dans toutes les acceptions du terme, peut être lue comme une métaphore d’un modèle patriarcal, ici presque inconscient, en voie de dislocation.







