WANNSEE Kabaré, création 2016

Création le 2016-03-01 - Haguenau



Coproductions

La Lunette-Théâtre / Les Scènes du Nord / la Comédie de l'Est Centre dramatique national d'Alsace

Diffusion

Le Relais culturel de Haguenau,les Taps Strasbourg, l'Espace Rohan de Saverne , La salle Europe de Colmar en co-accueil avec la Comédie de l'Est Centre dramatique national d'Alsace, la Nef de Wissembourg en co-accueil avec la Saline de Soultz-sous-Forêts,La Castine de Reichshoffen,la Halle aux Grains à Altkirch, le Carreau, Scène nationale de Forbach et de l'Est Mosellan

Enjeu

À l’échelle européenne, culturellement, politiquement, le Lac de Wannsee est un lieu fortement symbolique.
C’est en effet sur les berges du Lac berlinois de Wannsee que Heinrich von Kleist se suicide le 21 novembre 1811, un suicide à reconsidérer non comme acte « romantique », mais comme le geste symbolique d’une jeunesse désespérée à laquelle nulle place n’est accordée.
C’est sur les berges du Lac de Wannsee que se tient, en janvier 1942, la conférence éponyme réunissant quinze dignitaires nazis qui planifient, à travers un procès verbal laconique de quinze pages, une « solution finale au problème juif ».
C’est enfin dans le prolongement du Lac de Wannsee, au Glienicker Brücke, - le fameux « pont des échanges » entre l’Est et l’Ouest durant la Guerre froide - qu’est ouvert un des deux premiers postes-frontières, dès le lendemain de la chute du Mur, le 10 novembre 1989.
Quelque chose se condense, se focalise aux abords de cet espace liquide, filtrant en quelque sorte une possible compréhension de l’époque contemporaine.
On sait que Kleist fut fortement perturbé par la lecture de la Critique de la raison pure de Kant , ce que Stefan Zweig relate dans Combat avec le démon. Kleist fit semble-t-il, comme bien d’autres après lui, une lecture très partielle de l’œuvre de Kant, pour n’en conserver, en substance, que l’idée qui se développera clairement dans les travaux de Nietzche et de Heidegger, quelque chose qui annoncerait la mort de Dieu, et la possibilité laissée aux hommes - octroyée serait le mot -, de choisir leur chemin sous un Ciel vide. Avec toutes les dérives qui suivront à l’ère des totalitarismes.
Le projet, dans Wannsee Kabaré, est d’interroger les réactions d’un petit groupe humain - ce sont eux, ce pourrait être nous - lorsque l’histoire, grande ou petite, les invite à prendre concrètement position.
La montée actuelle des extrémismes en Europe est indéniable. Il me semble intéressant d’examiner ces processus , à hauteur d’Hommes, en prenant du recul, en décollant de la réaction immédiate qui rend toute analyse superficielle, expéditive et péremptoire. Il nous faut distancier l’observation, l’examiner sur un temps plus long, hors de toute pression médiatique, tant il est vrai que l’histoire ne se reproduit jamais de la même manière, mais que les échos sont parfois confondants.
Et il me semble nécessaire de l’interroger par le biais de la fiction. Ce qu’en d’autres termes Sebald, dans Wildes denken, définit de la manière suivante:
"Ce que les monographies historiques ne peuvent pas réaliser, c’est une métaphore ou une allégorie de l’histoire collective. Mais c’est dans la métaphorisation que l’histoire, par empathie, nous devient accessible".
C’est au cœur de l’assemblée théâtrale, dans ce moment partagé et vivant, que nous souhaitons mettre en œuvre ce Wannsee Kabaré qui , en plongeant dans les méandres du XIXème et du XXème siècle, interrogera notre temps présent. Et parce que cette histoire contemporaine est pour partie presque tragiquement indicible, nous utiliserons l’arme du rire et de la comédie féroce pour tenter de démonter les mécanismes par lesquels nous pourrions tous être agis. Et parce que les mots nous manquent parfois lorsque semblent resurgir aux confins de l’Europe et jusqu’à nos portes les heures les plus sombres du siècle passé, nous utiliserons aussi le chant, relayant la parole, lorsque celle-ci n’est plus efficiente et qu’il nous faut reconstruire par un souffle primaire un chœur véritablement humain.

Equipe de création

Ecriture scénique et fragments textuels
Thierry Simon
Dramaturgie
Francis Fischer
Jeu
Carole Breyer
Philippe Cousin
Bruno Journée
Sandrine Pires
Sylvie Bazin
Yann Siptrott
Hélène Oswald (jeu et piano)
Florence Bonhert (jeu et costumes)
Espace sonore et violon
Jérôme Rivelaygue
Scénographie et vidéo
Antonin Bouvret
Création vidéo
Jean-François Pey et Antonin Bouvret
Création lumière
Christophe Mahon
Chargée de production
Hélène Lantz

Diffusion

2016

Le mardi 1er mars 2016 au Relais culturel de Haguenau, 20h30
Le mercredi 2 mars 2016 au Relais culturel de Haguenau, 20h30
Le mardi 8 mars 2016, au Taps Scala à Strasbourg, 20h30
Le mercredi 9 mars 2016 au Taps Scala à Strasbourg, 20h30
Le jeudi 10 mars 2016, Taps Scala à Strasbourg, 20h30
Le vendredi 11mars 2016, Taps Scala à Strasbourg, 20h30
Le samedi 12 mars 2016, Taps Scala à Strasbourg, 20h30
Le mardi 15 mars 2016 à Espace Rohan de Saverne, 14h30
Le mardi 15 mars 2016 à Espace Rohan de Saverne, 20h30
Le jeudi 17 mars 2016 au Carreau, Scène Nationale de Forbach, 20h30
Le lundi 25 avril 2016 à la salle Europe à Colmar, en co-accueil avec la Comédie de l’Est, C.D.N. d’Alsace, 20h
Le mardi 26 avril 2016 à la salle Europe à Colmar, en co-accueil avec la Comédie de l’Est, C.D.N. d’Alsace, 14h
Le mardi 26 avril 2016 à la salle Europe à Colmar, en co-accueil avec la Comédie de l’Est, C.D.N. d’Alsace, 20h
Le samedi 30 avril 2016 à la Halle au Blé de Altkirch, 20h30
Le mardi 3 mai 2016 à La Nef, Relais culturel de Wissembourg, en co-accueil avec La Saline de Soultz-sous-Fôrets, 20h30
Le mardi 10 mai 2016 à La Castine , Reichshoffen, 20h30

2017

Le jeudi 27 avril 2017, Le Point d'Eau, Ostwald, 20h30
Le vendredi 28 avril 2017, Le Point d'Eau, Ostwald, 20h30
Le samedi 29 avril 2017, Le Point d'Eau, Ostwald, 20h30
Le samedi 30 septembre 2017, Espace 110, Illzach, 20h30




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